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CIMENTERIE DE DIO : LA BONNE CADENCE
L. DIARRA - 2010-05-24 04:39:50

La délégation ministérielle comprenait plusieurs membres du cabinet et le président directeur général du groupe indien Wacem, Prasad Motaparti, propriétaire de la société Diamont Cement Mali-SA, chargée de la gestion de la nouvelle cimenterie. Cette visite intervient après celle effectuée en février 2009 par le président Amadou Toumani Touré. Elle a permis au ministre Diallo de mesurer le niveau du travail effectué sur le chantier. En effet sur le site, les travaux battent leur plein. La centaine d'ouvriers maliens, togolais et burkinabé sont à pied d'oeuvre. Qui pour creuser, qui pour couler les fondations ou pour mettre les coffrets, comme s'en est rendu compte le ministre au cours d'une visite guidée des installations. La nouvelle usine intégrée de Dio se situe sur un périmètre d'environ 15 ha. Le projet de construction de la cimenterie intégrée de Dio est une initiative de la société Diamont Cement Mali-SA, filiale du groupe indien Wacem, spécialiste du ciment dans certains pays africains, notamment au Togo, au Ghana et au Burkina Faso.La société Wacem développement un autre projet similaire à Astro, dans la commune rurale de Gangontérie dans le cercle de Bafoulabé en première région. D'un coût global d'environ 66 milliards Fcfa, le projet de construction de la cimenterie intégrée de Dio vise une capacité de production échelonnée de 8000 à 1 million de tonnes de ciment durant les trois premières années de vie. Avec une possibilité d'atteindre 1,2 million de tonnes si les potentialités minières le permettent. Le prix de vente carreau usine, selon les projections financières plausibles est de 80.000 Fcfa la tonne à partir de Dio, contre un prix à l'importation variant actuellement entre 125 à 140.000 Fcfa pour la même quantité. Il faut dire que l'impact du projet sur le développement économique de notre pays est considérable. Notre pays dépend entièrement de ses voisins de la sous-région pour son approvisionnement en ciment. Selon les statistiques disponibles, les importations actuelles de notre pays en ciment sont de l'ordre de 1 million de tonnes l'an. Ces importations proviennent pour la plus part du Sénégal (matière première produite localement et clinker importé), de Côte d'Ivoire, du Togo et dans une moindre mesure du Burkina Faso à partir du clinker importé. Ces importations coûteraient plus de 120 milliards de Fcfa par an à l'économie nationale. Sans oublier l'absence de valeurs ajoutées au niveau local, le manque de renforcement des capacités locales et un ralentissement tout court du développement de l'économie nationale. Paradoxal au regard des potentialités minières que recèle notre pays en matière de gisements de calcaire, d'argile, de marbre, de sable etc... mis à jour dans les localités de Gangontérie (Bafoulabé), Nonzombougou (Kolokani), Danderesso (Sikasso), Hombori (Douentza) pour ne citer que ceux-ci.Notre pays est aujourd'hui le seul de la sous-région ouest africaine à disposer de plusieurs centaines de millions de tonnes de réserves de calcaire pouvant ravitailler en clinker l'ensemble des unités industrielles des pays de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Les responsables du projet de Dio ont promis au ministre le premier sac de ciment pour septembre 2011. Selon le directeur de Diamont Cement Mali-SA, Rohit Motaparti, ce délai est plus qu'un voeu. C'est même une certitude. La bonne collaboration avec le gouvernement, mais aussi et surtout avec les autorités riveraines sont autant de facteurs d'espoir pour mener à bon port le projet dans le délai contractuel, confie Rohit Motaparti qui a promis de s'investir pour maintenir ce climat de confiance et de stabilité sur le chantier. Cette volonté de franche collaboration est d'ors et déjà sous-tendue par une forte présence d'entreprises maliennes : 20 sur les 25 entreprises qui se partagent le projet ! Pour le ministre de l'Industrie, des Investissements et du Commerce, la mise en oeuvre du projet de cimenterie de Dio constitue un véritable facteur de développement tant local que national. Ahmadou Abdoulaye Diallo a salué les bonnes relations de coopération qui lient notre pays à l'Inde à travers la construction de cette unité industrielle. "Offrir le premier sac de ciment au président de la République à partir de nos propres matières premières constitue pour nous un immense plaisir que nous attendons exprimer avec l'ensemble des Maliens d'ici deux ans", a conclu le ministre. Ahmadou Abdoulaye Diallo a exhorté les responsables du projet à maintenir cette cadence pour atteindre cet objectif pour le bonheur de nos populations.


 


 

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